La délégation britannique a dénoncé une volonté non dissimulée de ne pas empêcher la dégradation de la scène du crime : “personne ne protège le lieu. Personne n’empêche que l’on puisse modifier les preuves. Un engin agricole peut très bien rentrer et manipuler ces cadavres anonymes, à les sortir et à les emporter dans un autre lieu”[[voir http://www.pachakuti.org/textos/hemeroteca/2010_1/fosas-poco-comunes.html (es)]] “, nous demandons aux institutions responsables, du gouvernement et de l’État colombien qu’ils mettent en application les mesures de précaution nécessaires pour garantir les informations déjà enregistrées dans les documents officiels, qu’ils prennent toutes les mesures de précaution nécessaires pour mettre en place un périmètre sécurisé afin d’empêcher toute modification des preuves de ce massacre, l’exhumation illégale des cadavres et la destruction des preuves matérielles présentes sur les lieux (…) la création d’un Centre d’Identification Légiste au village de La Macarena est fondamentale pour obtenir l’individualisation et la pleine identification des cadavres NN ensevelis là.”1
La délégation a transmis aux autorités une autre plainte à propos de la municipalité d’Argelia dans le Cauca : « Un » abattoir ». Les autorités ont fait part de leur ignorance, et ont déclaré leur incapacité à agir « il y a tant de fosses communes dans notre pays que… ». Argelia où les familles n’ont pas pu aller chercher les corps de leurs disparus, les paramilitaires les empêchant de revenir vers les villages : ils ont déplacé les survivants. Les survivants ont raconté : “il y avait des gens attachés usr lesquels ils lâchaient des chiens affamés pour les tuer lentement.”En Colombie, la Stratégie Paramilitaire de l’État Colombien, combinée avec les actions policières et militaires a été l’instrument de l’expansion des grandes propriétés terriennes. L’État colombien a fait disparaître plus de 50 000 personnes grâce à ses services armés (policiers, militaires), et de son service caché : sa Stratégie Paramilitaire[[ Information du 16 février 2010 des paramilitaires confessent 30 470 assassinats : http://www.telesurtv.net/noticias/secciones/nota/66984-NN/ex-paramilitares-colombianos-reconocen-haber-cometido-cerca-de–30-mil-500-asesinatos/ (es)]]. L’État colombien est l’instrument de l’oligarchie et des multinationales pour sa guerre élitiste contre la population : il est le garant du pillage, la Stratégie Paramilitaire s’inscrit dans cette logique économique. 2
La dissimulation d’une fosse commune aux dimensions de la fosse du village de La Macarena obéit au fait que les affaires des multinationales et de l’oligarchie sont basées sur cette horreur, et que cette fosse est le fruit des assassinats perpétrés par l’armée nationale colombienne, ce qui prouve encore plus le caractère génocidaire de l’État colombien dans son ensemble (au-delà de son président Uribe, dont les affaires et liens avec le trafic de stupéfiants et le paramilitarismo sont plus que vérifiés3
. La complicité des mass-médias est criminelle, tant au niveau national qu’international. Les populations doivent rompre le silence avec lequel on cherche à cacher ce génocide. Un élan de solidarité internationale est urgent : La Colombie est, sans doute, l’un des lieux sur la planète où l’horreur du capitalisme se concrétise de la manière la plus évidente, dans son paroxysme le plus absolu.Source : Rebelion « Los Medios ocultan la mayor fosa común de América, mientras el Estado colombiano busca alterarla »
Traduction : Primitivi