Le vice-président bolivien a annoncé qu’il renoncera à ses privilèges
Le gouverneur de Santa Cruz, Rubén Costas, a accusé le vice-président bolivien, Álvaro García Linera, d’avoir des liens avec le narcotrafic. De plus, il lui a imputé des actes de corruption et de terrorisme.
En réponse aux plaintes déposées, Linera a annoncé qu’il renoncera à ses privilèges afin de ne pas gêner l’enquête et le jugement.
De plus, le vice-président a considéré que « il faut présenter des preuves devant le Ministère Public pour que l’accusé puisse se défendre face à la Cour comme tout autre citoyen ».
D’autre part, Linera a fait remarquer qu’au cas où Costas ne dépose pas de plainte formelle devant le Ministère public, le gouverneur devra affronter le jugement du peuple.
Lundi dernier, le gouverneur de Santa Cruz, Rubén Costas, a déclaré que « quand il existera ici une démocratie réelle Linera aura à répondre sur le banc des accusés pour corruption, trafic de stupéfiants et terrorisme ».
Avant hier mercredi, Costas a indiqué qu’il ne présentera pas de preuves pour étayer son accusation parce qu’il considère que la Justice bolivienne n’est pas impartiale.
Dans le même sens, le gouverneur a sollicité que « se constitue une commission de l’Organisation des Nations Unies (ONU) pour enquêter sur la croissance du narcotrafic et de ses conséquences en Bolivie ».
Ces déclarations croisées se sont déroulées dans le cadre du débat parlementaire sur le projet de loi pour l’application des autonomies. Le Projet de Loi Cadre d’Autonome et de Décentralisation soutient une décentralisation vers les différents départements boliviens. Les départements autonomes auront un pouvoir accru sur leur territoire dans des secteurs comme la santé, l’éducation, l’environnement, les services de base et le tourisme, n’auront pas de pouvoir sur les hydrocarbures.
Source : Agencia Pulsar « Evicepresidente de Bolivia anunció que renunciará a sus fueros »
Traduction : Primitivi
