AFP Un journaliste sort du lot pour défendre des mots du président Evo Zambrana indique que le discours inaugural du président bolivien a été déformée par la presse d’opposition pour manipuler l’opinion publique. “Dans la conférence mondiale sur le climat, Morales accuse les poulets pour l’homosexualité”, disait aujourd’hui l’auteur d’un article qui fait le tour du monde via Internet. Comme bon carnassier que je suis, j’ai dévoré la nouvelle cherchant sa valeur scientifique, mais j’ai juste trouvé un effort conscient pour discréditer le Président. Je me suis rendu compte tout de suite que, comme toujours, la presse internationale ne faisait que répéter la distorsion fabriquée à l’origine par la presse bolivienne au service de l’opposition à Morales. Cela ne m’a pas semblé étrange, parce que la droite a toujours utilisé sa presse, parce qu’elle est privée, comme la machinerie la plus efficace pour la fabrication de l’opinion publique. Ainsi ils ont assassiné un président aussi progressiste que Gualberto Villarroel, en utilisant les organisations féminines, agglutinées autour de l’Église Catholique, pour diaboliser Villarroel comme un tyran “un nazi – fasciste“ qui voulait détruire le sacrement sacré du mariage. Ainsi ils ont, littéralement, assassiné l’homme qui avait aboli la servitude et qui pour protéger la femme et l’enfant indigène avait déclaré le mariage de fait après deux ans, et reconnu les droits des enfants naturels.
En réalité, les magnats miniers l’ont assassiné parce qu’après avoir défendu la Bolivie du pillage, il avait attenté à leurs avantages déloyaux. Le mécanisme a toujours été simple, l’assassiner aux yeux du peuple d’abord, ensuite ceux de l’Église et enfin ceux du reste de monde. Ils l’ont fait grâce à la presse privée, qui en plus de leur appartenir fabriquait la nouvelle et par conséquence l’opinion publique, nationale et par répercussion mondiale1
. A Morales il a peut-être manqué de préciser ce qu’il voulait dire, mais on ne peut pas accepter cela de son opposition celle qui met des expressions si aberrantes dans son discours. Il n’a pas redéfini l’homosexualité, il a simplement dit que “quand les hommes mangent ces poulets ils ont des déviations au sein de leur être en tant qu’hommes”. Cela dénonce avec courage un problème aussi réel que dangereux pour l’humanité. La testostérone artificielle est l’hormone de la croissance musculaire, qui après avoir été ingérée oblige le corps à augmenter sa production d’oestrogène, parce que le corps ne peut pas vivre hors de son équilibre originel. Cela arrive aux culturistes qui consomment des stéroïdes. Le problème est qu’après avoir absorbé de la testostérone par voie externe, les testicules réduisent leur production, et quand l’ingestion de testostérone s’arrête, ils restent avec un taux d’oestrogène très élevé, et avec des testicules trop faibles pour recommencer à compenser les oestrogènes pour l’équilibre du corps. Ce moment arrive quand l’homme développe ce qu’on appelle dans le jargon du sport ‘les seins de chienne’. Les ignorants et mangeurs de poulets, adversaires de Morales, peuvent rire mais je leur suggérerais qu’ils se regardent au miroir et on commence à acheter des soutiens-gorges. Ce problème se produit aussi chez la femme, mais se voit moins parce que les seins sont naturels chez elles et que ceux-ci ont tendance à grossir. Elles se croient même plus jolies, mais la vérité est que cela augmente le risque de cancer du sein, de même chez les hommes. La vérité sur les stéroïdes est qu’ils sont tellement mortels et tout aussi illégaux que leur usage chez des humains est puni de prison, mais ironiquement les aviculteurs les utilisent impunément. L’opposition ridiculise Morales, mais cela les maintient dans l’ignorance parce qu’ils ne sauront jamais, par exemple, qu’Evo a toute à fait raison dans ce qu’il dit, et qu’en plus il est porté par un puissant mouvement mondial pour la défense de la terre et de l’environnement. Peut-être la droite ignore encore qu’Al Gore, vice-président de Bill Clinton, a gagné un Oscar et un Prix Nobel pour son documentaire « Une vérité qui dérange », dans lequel il accuse la globalisation du réchauffement global et de la destruction de l’environnement. Peut-être l’opposition de Morales ignore aussi que le président Barack Obama possède un verger dans la Maison Blanche pour pouvoir manger bio, et que son épouse Michelle est à la tête d’un mouvement en faveur de la nourriture bio. Peut-être ignorent-ils encore que ce mouvement est déjà imparable, et qu’il y a des milliards de dollars qui y sont investis. Peut-être ignorent-ils encore que la globalisation est une folie, pour laquelle les grands capitaux nord-américains ont rempli les mers de cargos, déplaçant des matières premières depuis les pays pauvres qui doivent les vendre pour pouvoir manger. Depuis des pays qui fabriquent des pièces et où les capitalistes exploitent certaines conditions.Qu’ils aillent donc en Chine, où leurs usines contaminent le pays et paient un dollar par jour la main-d’oeuvre qui fabrique des produits finis. Qu’ils commencent donc la distribution massive dans le monde entier pour vendre moins cher et tuer toutes les autres industries qui n’exploitent pas ni ne détruisent comme eux. Peut-être l’opposition de Morales ignore encore que la globalisation de l’industrie était un projet de Margaret Thatcher et de Ronald Reagan2
, basé sur un pétrole bon marché pour le transport et l’industrie. Peut-être les adversaires de Morales ignorent encore que la globalisation est entrain d’épuiser le pétrole de la planète. Qui produit les guerres au Moyen-Orient pour le maintenir à bas prix, qui contamine les mers, les poissons que nous mangeons, et jusqu’à l’eau que nous buvons. Peut-être ignore-t-ils encore que, selon les experts, dans les 50 dernières années la moitié du pétrole de la planèt a été consommé et que si cette folie ne s’arrête pas, si nous ne recommençons pas à vivre avec ce que nous produisons localement en faisant du commerce de proximité, le pétrole et l’eau commenceront à manquer dans moins de 50 ans. Et si rien n’est fait nous perdrons nos dernières vies dans une guerre inégale, pour un verre de notre propre eau. Morales est peut-être un président à qui il manque une capacité de synthèse dans ses discours, mais il a tout à fait raison dans ce qu’il dit, c’est pourquoi il a tant de succès malgré les énormes capitaux investis par ses adversaires pour essayer d’assassiner sa pensée. Juan Carlos ZambranaSource :
Cambio « Prensa internacional también tiene posición crítica al evento »
Cambio « Periodista sale en defensa de las palabras del presidente Evo »
Traduction : Primitivi